18.05.2007 | Porte serète du Cloître de l'Abbaye de Daoulas
Un peu d'histoire
En l'an 550...
Le seigneur du Faou tue deux abbés, Tadecq et Judulus. Pour expier son double crime, il fait bâtir, à l'endroit du meurtre, un monastère. Ce monastère primitif aurait été détruit ou abandonné lors des invasions Normandes. Légende ou réalité ? ...
Les premiers documents connus datent du XIIè siècle. A cette époque, Guyomarch vicomte de Léon et Nobile son épouse, fondent l'abbaye en l'honneur de Notre-Dame. Ils y établissent les chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin et dotent l'abbaye de revenus importants : terres, dîme, moulins, biens en nature. A cette fondation la que s'ajoute une fondation religieuse due à l'évêque de Quimper, Geoffroy (1168 -1186); elle consiste en prébendes et autres bénéfices.
Quatre siècles durant, de 1130 à 1598, vingt-quatre abbés réguliers se succédèrent à l'administration de l'abbaye. Certains font oeuvre de bâtisseur, marquant indéniablement de leur empreinte l'aménagement du monastère : Jean Guérault (1352 - 1398), Guiomarch Maufuric de Lezuzan (1441 - 1452), Olivier du Chastel (1532 - 1550), Jean Prédour (1550 - 1573), René du Lou‘t (1581 - 1598).
A partir de 1600 et jusqu'en 1692, des abbés commendataires, tel Charles Maurice Le Tellier frère cadet de Louvois, administrent le domaine. Ils en perçoivent les bénéfices sans être astreints à y résider. Ce régime affaiblit considérablement l'abbaye
Le 5 avril 1692, Louis XIV scelle son union au séminaire des aumôniers de la marine de Brest dirigé par les Jésuites. Elle dure jusqu'en 1771 date de la suppression du séminaire. Dès lors, l'abbaye s'oriente inéluctablement sur la voie du déclin.
En 1790, l'office canonial est supprimé. L'église abbatiale devient église paroissiale.
Le 12 juillet 1792, les bâtiments sont vendus ; ils tombent dans le domaine privé. Cinq familles de propriétaires se succéderont jusqu'en 1947.
Dans les années 1800, effaçant à jamais les traces d'un riche passé, les Òvieilles pierresÓ du cloître sont dispersées. Certains corps de bâtiments sont détruits, d'autres s'ouvrent à une nouvelle affectation et sont rendus habitables.
En 1880, le nouveau propriétaire, avec le concours de l'architecte diocésain J. Bigot, entreprend la restauration de l'abbaye et notamment celle du cloître roman dont il ne reste que trois côtés.
En 1947, le Congrégation des Soeurs Francisquaines de Blois achète le domaine, leur clinique située à Brest ayant été détruite. Elles y installent tout d'abord une école primaire, puis en 1960, une maison de repos.
En 1984, la Communauté décide de vendre le domaine. Le Conseil Général du Finistère en est l'acquéreur ; il confie la gestion et l'animation de cette ancienne abbaye à une association de droit privé.
Désormais s'écrit une nouvelle page de son histoire...
17:15 Publié dans Photographies | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abbaye, cloître, bretagne, photographie, porte, médiéval


